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Bob Dylan 101: Bob Dylan

Bob Dylan – Columbia – 1962


Le chant de la bible. Pas la bible de Dieu, mais la bible d’un homme – un homme comme les autres – un homme désespéré et découragé. Son dos brisé – sa foi avalée par un bol poussiéreux où se mélangent la maladie et la désuétude. Ecoutez la harpe souffler comme un train qui siffle. Le fantôme de Woody ? Non, ce que nous entendons sont les prémisses d’un personnage nommé Bob Dylan, un homme drapé dans un drapeau américain plein de faim et de soif.

Comprenez qu’il était en train d’apprendre – absorbant tout ce qui l’entourait comme une éponge – un mainate – un caméléon, et il reste toujours quelque chose de nouveau – quelque chose de jamais entendu auparavant. Juste un garçon originaire du Middle West et déjà devenu un mythe – un anneau de fumée – un bateau magique qui tourbillonne – un matin bruyant qui finit par arriver grâce à la foi, le génie et un mental d’acier.

Comme Robert Johnson avant lui, Bob Dylan a du rencontrer le Diable à un carrefour car la maitrise et la technique qu’il a réussi à acquérir en quelques mois en retournant à Minneapolis mi-mai 1961 avant de repartir à New York est quelques chose de remarquable.

L’Amérique la belle – l’Amérique la crétine – l’Amérique la profane et l’Amérique la sacrée. La musique capturée entre le paradis et l’enfer – le Mississippi et New York City. Un voyage en train mouvementé et plein de joie à travers les grands espaces et des allées plus étroites. Il s’agit en fait de la Genèse qui suit le rythme de son propre batteur.

Charles Cicirella