Bob Dylan 101: Self Portrait | The Official Bob Dylan Site
 
 
 

Bob Dylan 101: Self Portrait

Self Portrait – Columbia – 1970


Il semble que tout le monde – y compris Bob – n’accorde pas trop d’importance à cet album et en fait méfiez vous de ces détracteurs (oui, y compris Bob) car ce disque est non seulement un voyage dans le terrier du lapin, mais se trouve être assez majestueux dans son genre car il noue et s’attache à une solitude d’une honnêteté rare. Aussi bien un disque très Roots qu’un album de reprises (même lorsqu’il interprète ses propres chansons elles ressemblent à des reprises d’un Bob Dylan totalement différent et déguisé, d’une certaine façon), ce recueil de chansons est un véritable portrait de sa personne qui n’est pas vraiment dans son assiette, ce que les portraits réellement inspirés et prenants devraient tous être. Cette affaire commence avec le luxueux « All The Tired Horses », nous prenant par a main pour passer devant toutes les épaves de voitures et autres débris pour aller vers un terrain étendu plein de nouvelles frontières et de promesses. Vous n’avez jamais vraiment entendu Bob Dylan chanter, et je veux dire vraiment chanter (il peut jouer au crooner avec les meilleurs d’entre eux lorsque l’instant et la chanson allument une étincelle en lui), sauf si vous avez écouté sa version de « Coper Kettle », une chanson écrite par Alfred Frank Beddoe. D’autres chansons où Bob le crooner finit par faire une apparition pour frapper un grand coup sont « Days of 49 » (Alan Lomax, John Lomax, Frank Warner), "I Forgot More Than You'll Ever Know" (Cecil A. Null), et “Take Me as I Am (Or Let Me Go)" (Boudleaux Bryant). Egalement au programme, 4 titres live enregistrés le 31 août 1969 au festival de l’île de Wight. A l’écoute de reprise de « Lik a Rolling Stone, certains ont crié au blasphème, alors qu’en fait l’esprit de cette chanson n’a jamais été aussi évident lorsque Bob Dylan et son groupe nous démontrent à quel point ces gars de la campagne peuvent être dangereux lorsqu’ils se retrouvent dos au mur.

Charles Cicirella